Chronique des fleurs sauvages
Article mis en ligne le 1er juin 2017
dernière modification le 28 décembre 2019

par ROMAN Alain

La chronique nous propose de découvrir, ou de mieux connaître, les fleurs sauvages de nos environs. Certaines sont rares, d’autres possèdent des propriétés médicinales, d’autres enfin sont simplement belles.
Nous continuons à survoler un patrimoine « nature » qui mérite d’être admiré et respecté.

Orchis pourpre

Famille : orchidacées – Floraison : avril-mai
Dans notre région, cette orchidée commune est la plus précoce au niveau floraison, dès fin avril. Elle est robuste, tige de 30 à 80 cm avec de nombreuses fleurs pourpres et, plus rarement, blanches.
Biotope : de 0 à 1800 m, aussi bien en pleine lumière que sous une ombre assez épaisse, sur sol calcaire. Dans les friches, pelouses, bois, hêtraies.

Orchis pourpre
© Essaillon

Glaïeul sauvage

Famille : iridacées – Floraison : mai-juin
Tige de 40 à 80 cm. Feuilles en glaive, disposées sur deux rangées opposées. Grappe de 6 à 10 grandes fleurs de couleur rose-rouge. Cette plante fréquente la zone méditerranéenne. On la trouve dans les friches, talus… mais elle est rare sur la commune de Séderon

Glaïeul sauvage
© Essaillon

Hysope

Famille : labiées – Floraison : fin d’été
Sous-arbrisseau bas portant plusieurs tiges dressées. De loin, l’hysope ressemble à la lavande.
Fleurs bleu vif, à étamines violettes, disposées en épi terminal de 10 cm.
Plante très aromatique, elle renferme une huile volatile, un glucoside spécifique (la diosmoside), et du tanin. L’hysope est tonique, elle active la digestion, résorbe les gaz intestinaux, resserre et raffermit les tissus, régularise et facilite les règles. L’hysope possède la même efficacité que la sauge.
On utilise la plante en tisane contre la bronchite chronique et l’asthme. La décoction d’hysope est un excellent vulnéraire cicatrisant, un anti-inflammatoire efficace et un gargarisme adoucissant en cas d’angine. La plante est également utilisée par les parfumeurs et les fabricants de liqueur.
Elle est commune à Séderon, mais localisée : Essaillon, Beauregard, la Tour.
La cueillette de l’hysope est une tradition bien ancrée chez les habitants du village.

Hysope
© Essaillon

Coquelicot

Famille : papavéracées – Floraison : mai à juillet
Plante annuelle de 30 – 70 cm, associée aux moissons. Tout le monde connaît la belle image d’un champ de blé avec les points rouges des coquelicots. Très fréquente autrefois, elle tend à disparaître car, considérée comme une mauvaise herbe, elle est systématiquement désherbée.
La sève renferme 4 alcaloïdes. La fleur est riche en mucilage et contient un anthocyane, nom que l’on donne au pigment rouge qui la colore. C’est un calmant et un émollient. Autrefois officinal, le sirop de fleurs est encore utilisé parfois comme émollient et sédatif contre la toux.

Coquelicot sauvage
© Essaillon

Valériane tubéreuse

Famille : valérianacées – Floraison : avril à juin
Plante vivace de 10 à 40 cm, glabre, à tige striée. Feuilles de la base entières et pétiolées, celles de la tige divisées en segments étroits.
Fleurs roses, disposées en inflorescence dense. A Séderon, elle est commune dans les pelouses et pâturages des collines et basses montagnes.

Valériane tubéreuse
© Essaillon
Texte et photos Alain Roman