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L’Essaillon
« Entre la Tourre et lou Crapoun,
Ia moun païs, qu’ei Sederoun »
Alfred Bonnefoy-Debaïs

Etudier, préserver et faire connaître le Patrimoine Historique, Naturel et Culturel de Séderon et de sa Région

Lou Trepoun 36
Le mot de la présidente
Article mis en ligne le 5 octobre 2013
dernière modification le 13 décembre 2014

par BARRAS Anne-Marie

Vous êtes peut-être signataire de la pétition, dont nous avons aidé à la diffusion, pétition protestant contre la diminution drastique du nombre de postes mis au concours du C.A.P.E.S. de langue d’OC. Cette pétition nous avait été transmise par Monsieur J-C RIXTE, qui est en contact avec nous dans le cadre d’une étude qu’il fait sur un félibre local, Bonnefoy Debaïs, dont nous avons déjà parlé et dont nous reparlerons.

Ceux de nos adhérents qui connaissent notre association depuis longtemps savent que nous avons plusieurs fois ouvert nos pages à des textes en provençal. Les langues régionales faisant partie du patrimoine que notre association a vocation à préserver il nous était difficile de ne pas réagir à cette politique d’économie qui touche d’ailleurs d’autres disciplines, entre autres la musique et les langues mortes, Grec et Latin.

Puisque nous nous intéressons à l’histoire il n’est pas inutile de rappeler que Maurice FAURE, député un peu oublié de la Drôme, fut le promoteur des études régionales et défenseur de la langue d’oc quand il était ministre de l’Instruction Publique, comme en témoigne la dédicace d’Emile RIPERT (ci-dessous).

C’est dans le « Nouveau Larousse illustré » (1ère édition en 1905) dont il fut l’un des collaborateurs, que nous avons trouvé sa biographie, incomplète, car sa carrière n’était pas terminée :

Dans le livre d’Emile RIPERT de novembre 1917 :
LA VERSIFICATION
DE
Frédéric MISTRAL
on trouve la dédicace ci-contre :

Le félibre Maurice FAURE a survécu au ministre puisque dans un ouvrage de 1962 :

IVAN GAUSSEN
POETES ET PROSATEURS
DU GARD
EN LANGUE D’OC
Depuis les Troubadours jusqu’à nos jours
Ouvrage publié avec le concours du
Centre National de la Recherche Scientifique

On peut lire :

En guise de conclusion un rappel sous forme de question : notre bulletin ne s’appelle-t-il pas « Lou TREPOUN » et Frédéric MISTRAL n’est-il pas cité en page de couverture ?

Anne-Marie BARRAS

P.S.

Nous aurons l’occasion de revenir sur l’œuvre de Maurice Faure dans un prochain numéro.
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