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L’Essaillon
« Entre la Tourre et lou Crapoun,
Ia moun païs, qu’ei Sederoun »
Alfred Bonnefoy-Debaïs

Etudier, préserver et faire connaître le Patrimoine Historique, Naturel et Culturel de Séderon et de sa Région

Lou Trepoun 44
Courrier des lecteurs
Article mis en ligne le 23 décembre 2015
dernière modification le 22 décembre 2015

par collectif

L’article de Guy BERNARD "Il étati une fois ... Séderon" publié dans notre dernier bulletin (n° 43 de décembre 2007) a ravivé des et notre ami et fidèle adhérent Jean ROGER nous a adressé un courrier à ce sujet.

Nous l’en remercions vivement et nous en publions l’essentiel pour les utiles précisions qu’il nous donne et aussi pour ceux de nos lecteurs qui n’ont pa vécu cette période :

« [...] j’avais juste 20 ans... et j’ai vécu les évènements de cette dernière guerre.
C’est pourquoi j’appelle votre attention sur quelques points :

  1. L’armistice a été signé à Rethondes par le général Huntziger.
    La France a été partagée en 4 zones et non 2.
    • L’Alsace-Lorraine (Haut-Rhin / Bas-Rhin / Moselle) a été rattachée au Reich. Le seul camp de déportés créé par les Allemands à l’ouest est celui du Stuthof (en Alsace).
    • Une large partie du Nord et des Ardennes sont “zone interdite” et sont rattachées au gouvernement militaire de Bruxelles (l’idée de certains Allemands était de faire revivre l’ancienne Burgondie du Traité de Verdun (des Pays-bas à Lyon par la Bourgogne !)
    • La zone dite libre avec comme capitale Vichy. L’Etat Français se substitue (?) à la République.
      Les vieilles organisations de la 3e subsistent (Préfets / Sous-Préfets / Inspecteurs d’Académie / Ponts-et-Chaussées / Justice etc...) mais Vichy et les responsables allemands imposent des ordres rénovés, ou bien chargés de répartir la “pénurie”.
      Une ligne de démarcation sépare cette zone de la zone dite occupée... jusqu’à ce que les Allemands envahissent,
    • la zone sud qui était dite “libre”. [zone de démarcation de Bayonne à Tours / Vierzon / Chalons-sur-Saône / Genève].
  2. Quand vous évoquez l’aide considérable des alliés, il ne faut pas sous-estimer les pertes de l’URSS : en 1000 jours (en gros de juin 1914 à mai 1945) les pertes sont estimées entre 10 et 12 millions de morts soit 12000 par jour ! »
    Jean ROGER
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