Chronique des fleurs sauvages
Article mis en ligne le 1er décembre 2017
dernière modification le 4 décembre 2020

par ROMAN Alain

La chronique nous propose de découvrir, ou de mieux connaître, les fleurs sauvages de nos environs. Certaines sont rares, d’autres possèdent des propriétés médicinales, d’autres enfin sont simplement belles. Toutes font partie d’un patrimoine naturel qui mérite d’être respecté.

Tulipe sauvage

Famille : liliacées – Floraison : avril-mai

Plante bulbeuse de 10 à 40 cm, à tige simple. Feuilles étroites allongées, souvent au nombre de deux. La fleur est unique, d’un jaune plus ou moins lavé de rouge, et rarement ouverte entièrement. Dans notre région, c’est une plante d’altitude (jusqu’à plus de 2000 m) et on la trouve en colonies assez importantes sur les pelouses sommitales (Chamouse, Palle, Mare…)

Carline

Famille : astéracées – Floraison : juillet-septembre

Plante bisannuelle ou pluriannuelle de 5 à 10 cm de haut. Tige extrêmement courte, fleurs jaunes groupées en un très gros capitule de 10 à 15 cm de diamètre.

Par temps humide, les bractées internes se replient sur elles-mêmes, laissant apparaître les bractées moyennes et externes, d’où son nom de «  chardon baromètre  ».

Elle aime le soleil et on la trouve sur sol calcaire caillouteux bien exposé.

Relativement commune à Séderon, elle fait malheureusement l’objet d’une cueillette excessive car très décorative «  au dessus d’une cheminée  », par exemple.

On trouve dans sa racine une huile essentielle d’odeur agréable, de la résine, de l’imuline et une substance antibiotique, le carlinoxyde.

Une décoction de la racine est utilisée en cas d’hydropisie, bronchite ou maladie de la prostate. Dans un passé proche, les paysans utilisaient la racine en poudre à effet apéritif pour engraisser le bétail ou le mettre en chaleur.

La carline doit son nom à Charlemagne qui, dit-on, s’était une fois agenouillé devant cette plante, au grand étonnement de son entourage. Ce geste resta dans la légende qui attribua également à la plante des vertus miraculeuses, si bien qu’au Moyen-Age on l’utilisa contre la peste.

Tussilage

Famille : astéracées – Floraison : mars-avril

Plante vivace de 10 à 30 cm. La tige est couverte d’un duvet cotonneux, avec des écailles embrassantes. Fleurs jaunes en capitule rappelant, de loin, la fleur du pissenlit.

Elle prospère en tout début du printemps sur les sols argileux

Propriétés : mucilagineux et expectorant, l’infusion de feuilles soulage lors de trochite, calme la trachéite, les refroidissements. Le tussilage entre dans la composition des tisanes pectorales. Pline et Dioscoride mentionnaient déjà les propriétés médicinales du tussilage.

Orchis brûlé (ustulata)

Famille : orchidacées – Floraison : mai

Orchidée de 10 à 30 cm. Les fleurs, très petites, font penser à un petit clown avec des taches rouges sur un fond blanc. Le sommet de l’inflorescence est rouge à pourpre noir, d’où son nom de «  brûlé  ». Sans être fréquente, on l’a trouve à Séderon sur des pelouses sèches et prairies, en situation ensoleillée

Crocus printanier

Famille : iridacées – Floraison : février à mai

Cette petite plante vivace, de 8 à 15 cm (à ne pas confondre avec le colchique d’automne), comporte des fleurs blanches ou violettes. On le trouve dans les prairies et les pelouses humides mais en pleine lumière. Le crocus printanier est commun dans les prairies de montagne au-dessus de 1200 m. signalons quelques beaux spécimens sur la montagne de Buc, à proximité du col du Lac.

Texte et photos
Alain Roman