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L’Essaillon
« Entre la Tourre et lou Crapoun,
I a moun païs, qu’ei Sederoun »
Alfred Bonnefoy-Debaïs

Etudier, préserver et faire connaître le Patrimoine Historique, Naturel et Culturel de Séderon et de sa Région

Les commerçants en 1948
Article mis en ligne le 26 juin 2017
dernière modification le 9 août 2023

par POGGIO André

Au début de l’année 1948, quinze commerçants du « bas » du village adressèrent une pétition au Maire de Séderon. La cause ? Les foires !
Les lieux traditionnels d’installation des forains étaient mal répartis, estimaient-ils. Du coup, les magasins sédentaires ne bénéficiaient pas tous équitablement de l’animation commerciale qui se créait pour l’occasion, et les commerçants du « bas » se sentaient perdants.
Leurs arguments semblèrent justes puisque par délibération du 7 mars 1948 le règlement fut modifié : « Ils [les pétitionnaires] demandent que pour la 1ère foire les bazars soient en haut et les bestiaux en bas pour créer un va et vient dans tout le village. Pour la 2e foire inversement bazars en bas, bestiaux en haut et ainsi de suite pour chaque foire.
Le Conseil procède au vote qui donne les résultats suivants : oui 5 – non 2 – blancs 3… »
Bien entendu cette délibération ne fit pas l’unanimité, allant jusqu’à entraîner la démission de certains conseillers municipaux.
Pour sortir de la crise, la Mairie organisa un référendum où tous les commerçants et artisans étaient invités à voter en signant sur une liste pour la solution de leur choix [1].
La liste [2] comprend trente-huit noms, chacun suivi de l’indication du métier :

1ère page :
Gleize Paul receveur buraliste, pâtissier
Chrestes Fernand chaussures
Touche Henri café
Arnaud Justin maréchal
Dethès Marcel négociant
Bonnefoy David hôtel
Moullet Arthur café
Plaindoux A épicier
Grimaud mécanicien
Constantin ferblantier
Pellat café coiffeur
Espieu Elie boulanger
Bruis Emile cordonnier
Jullien Camille horloger
Michel Léon boucher
Moullet Elie boulanger
Reymond Louis bourrelier
Rondey cordonnier
Bonnefoy Raoul épicier
Pascal Fernand tissus
Sandicœur Josette coiffeuse
Jarjayes Casimir épicie
2e page :
Beauchamp Louis, café
Richaud Elie tissus
Imbert Fernand boulanger
Girard Gaston boucher
Girard Agnès md légumes
Arvieu Daniel cordonnier
Pascal Henri maréchal
Chauvet Louis
Payan Hélène modiste
Roman ferblantier
Estellon Gabriel café
Espieu Louis menuisier
Raspail légumes
Gianoglio café restaurant
Girard Sylvain négociant
Bernard Sully menuisier

Toutes les mentions portées sur le document ont été respectées. Tout particulièrement leur ordre, qui correspond à la localisation des boutiques en partant du haut de la Bourgade pour se terminer à Rivaine (à l’exception de Sully Bernard, Maire en exercice, qui a signé en dernier).
Cela nous a donné l’envie d’essayer de faire revivre tous ces magasins, au moyen de témoignages et de photos.
C’est la quincaillerie Constantin, devenue ensuite Beauchamp, qui ouvre le feu dans les pages suivantes. Merci à Patrice Beauchamp. Nous espérons que d’autres voudront bien prendre le relais dans les prochains
numéros.

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