logo site
L’Essaillon
« Entre la Tourre et lou Crapoun,
Ia moun païs, qu’ei Sederoun »
Alfred Bonnefoy-Debaïs

Etudier, préserver et faire connaître le Patrimoine Historique, Naturel et Culturel de Séderon et de sa Région

Chronique des fleurs sauvages

Cette chronique vous proposera, au fil des bulletins, de découvrir, redécouvrir ou mieux connaître les fleurs sauvages des environs de Séderon. Certaines sont rares, d’autres possèdent des propriétés médicinales intéressantes, d’autres, enfin, sont simplement belles. Chaque article concernera 3 à 5 fleurs, avec photographies. Nous survolerons ainsi un patrimoine « nature » qui mérite d’être admiré et respecté.

Article mis en ligne le 22 juillet 2018

par ROMAN Alain
Visites : 29 - Popularité :
26%
logo imprimer

Pivoine sauvage (ou voyageuse)

Famille : renonculacées - Floraison : plutôt fin mai, selon les années.
La plus belle fleur de notre région selon certains. Cette plante vivace, robuste, de 20 à 60 cm de haut, peut constituer des massifs volumineux. La fleur, grande, rouge vif, est large de 7 à 15 cm, formée de 5 à 6 pétales recourbés vers le centre. On la trouve en pied isolé ou en grands peuplements dans les lisières, bois clairs et clairières de nos montagnes. Une très importante colonie, connue de tous les amateurs, existe autour de la montagne de Palle et au dessus du jas Espieu. De très beaux spécimens également dans l’ubac de la montagne de Mare (au dessus d’Eourres où j’ai photographié en 2014 une superbe touffe comportant environ 100 fleurs, une splendeur !). Cette plante, même si elle est abondante dans ces deux zones, est protégée et il est absolument interdit de la ramasser.

Pivoines
Pivoines

Hellébore fétide (ou pied de griffon)

Famille : renonculacées - Floraison : mars/avril
Cette renonculacée à fruits en forme de follicules est l’une des plus précoces à fleurir. Elle est commune à Séderon et dans les environs immédiats jusqu’à 1500m d’altitude environ. Plante robuste à odeur fétide, fleurs penchées de 10 à 30 mm de diamètre avec, en général, 5 sépales verts bordés de pourpre. On la trouve dans les bois clairs, talus et lisières. Cette plante est toxique : le rhizome renferme un glucoside, l’helléborine, ainsi que plusieurs alcaloïdes. En cours d’été, après la floraison, on peut récolter les fruits, de forme très originale, qui s’intègrent avec bonheur dans un bouquet de fleurs sèches ou autre composition florale.

Hellébore fétide

Anémone hépatique

Famille : renonculacées - Floraison : tout début du printemps (mars/avril)
Plante vivace, facilement reconnaissable à ses fleurs lilas clair (rarement roses ou blanches), elle se trouve dans les bois et les taillis en situation plutôt ombragée. Elle est très commune à Séderon. Anciennement officinale, l’anémone hépatique n’est utilisée de nos jours qu’en homéopathie. On prépare une teinture [1] de feuilles fraîches, indiquée lors de bronchite d’irritation chronique du pharynx et de la trachée. On utilise pour cela les feuilles, à prélever en mai/juillet. Les dites feuilles, caractéristiques, sont trilobées.

Anémones hépatiques

Anémone pulsatile

Famille : renonculacées - Floraison : début du printemps (mars à juin)
Cette plante velue, de 15 à 30 cm de haut, se trouve en touffes discrètes. La floraison intervient à l’émergence des jeunes feuilles. Belle fleur solitaire, pourpre pâle à foncé. Les fruits sont des akènes plumeux en tête dense.
Son habitat est constitué par les pelouses sèches des massifs, elle est rare mais abondante par places. On peut l’admirer à Chamouse, Mare, Palle…
La pulsatile est antispasmodique, elle calme la douleur, fait transpirer et active l’élimination de l’urine. La plante séchée est peu utilisée car elle perd toutes ses propriétés lors de la dessiccation et par la chaleur de l’infusion. Seul l’extrait alcoolique de la plante fraîche est utilisable. En homéopathie, elle est indiquée comme remède polyvalent lors de spasmes, névralgies, troubles cardiaques, migraines, rhumatismes, affections cutanées, bronchites.

Anémone pulsatile
Texte et photos Alain ROMAN
Notes :

[1teinture : on obtient une teinture par immersion prolongée d’une plante fraîche ou séchée dans de l’alcool dilué. Les proportions sont généralement une partie de plantes pulvérisées ou broyées pour 5 parties d’alcool à 70°. Laisser macérer en vase bien fermé de 2 à 6 jours selon les cas, puis presser et filtrer le liquide.


Forum
Répondre à cet article

Recherche multi-critères

Catégorie

Auteur

Publication

Année de Publication


Aucun article trouvé pour cette recherche